Idéalement, j’allais mettre en ligne en ce premier jour de l’année la première page d’«Arthurienne». J’avais entamé le crayonné, et je me préparais à encrer tout ça proprement, en tirant la langue, avec mon joli feutre-pinceau…

…quand il est apparu que je ne le trouvais pas à sa place habituelle. J’ai donc cherché partout. Peste et damnation. Rien. La mort dans l’âme, j’ai donc décidé de me rendre chez mon plus proche fournisseur de matériel artistique pour en acheter un tout neuf.

C’est là que j’ai constaté que le plus proche détaillant correspondant à cette définition faisait uniquement papeterie et pas Beaux-arts, que le suivant avait fermé ses portes pour céder la place à un vendeur de literie, et que le dernier sur la liste et dans le centre-ville de Bordeaux avait renoncé à ouvrir pendant les trois derniers jours de l’année pour procéder à l’inventaire.

Devant tant de malveillance du sort, je suis rentré chez moi, les poings dans mes poches crevées, donnant des coups de pied furibards dans les cailloux du chemin (heureusement rares sur les trottoirs urbains), et j’ai déclaré qu’on verrait sans doute ça lundi. Mais je suis bien marri.

En attendant, un petit bout de crayonné, avec les ballons pas encore très convaincants (j’ai testé un stylo feutre, mais c’était pas l’idéal — c’est dur de retrouver les mécanismes de base).

Le monde est méchant.

Bonne année quand même.

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