Celle-ci aura été laborieuse. La séquence finale ne voulait pas venir. Je cherchais à la découper en trois cases et ça ne fonctionnait pas, quoi que je fasse. Jusqu’à ce que l’idée me vienne enfin d’essayer de retranscrire l’action en deux cases seulement: ce qui a résolu comme par magie le problème du trajet le long de la largeur de la Porte. C’est le genre de chose qui semble évident. Après coup.

Pour le reste, l’encrage commence à venir. C’est encore très loin d’être parfait, mais je commence à obtenir des traits plus conformes à mes intentions, à sentir que passe dans les tracés un peu plus de souplesse. Oh, de façon très relative: je n’étais pas mécontent du résultat dans un premier temps, et puis, en effaçant les crayonnés et en retrouvant l’encrage dans sa nudité, j’ai pas mal déchanté. C’est une phase capitale, l’encrage. C’est insensé comment une différence d’un dixième de millimètre dans la position ou l’épaisseur d’un trait peut radicalement changer l’expression d’un visage ou la justesse d’une main, qui paraissaient si satisfaisants au stade du crayonné. Surtout quand on dessine des visages réduits à quelques traits simples, à une taille relativement réduite. Je devrais peut-être travailler à plus grande échelle, mais le problème est que je ne possède qu’un scanner A4 et qu’à moins de me livrer à de diaboliques montages de fragments de pages, je suis limité à ce format pour dessiner.

Le lettrage est aussi en période de transition. Je pensais avoir trouvé le feutre qui va bien, mais les lettres sont finalement un peu trop épaisses et, en effaçant le crayonné, j’ai découvert que l’encre avait bavé. Ouin. Il y aurait la solution d’effacer tout ça et d’employer une police électronique, mais j’aime que le lettrage soit cohérent avec le reste de la page. Donc, vous êtes coincés avec le mien. J’espère stabiliser tout ça sur la page suivante.

La planche 3 devrait arriver assez vite. Croisons les doigts.

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