Oui, oui, je suis pas mal occupé ces temps-ci, les blogs sont déjà mal partis et la suite d’ «Arthurienne», je vous raconte même pas. Et comme pour rafraîchir mon autre blog il me faudrait écrire un peu, je me contente de raviver celui-ci par deux dessins piqués presque au hasard dans une pile: la couverture et la page spectaculaire du Cinquième coin du monde, l’album de Baragrine que j’ai mené à terme. Histoire de prouver que j’en ai été capable une fois, alors qui sait?

Vous noterez que la couleur de la couverture semble bizarre: c’est qu’elle est faite en quadrichromie manuelle, qui exigeait qu’on décompose les couleurs en trois films de couleurs primaires (quatre si vous comptez le noir) et qu’on les indique en collant de la peinture opaque (aussi dite inactinique) sur les zones à 100% de couleur et des trames appropriées sur celles de proportions moindres. On coupait des films autocollants avec un cutter, on s’en fichait partout et il y avait toujours des erreurs ou des recouvrements qui se faisaient pas bien.

Rétrospectivement, c’était très amusant. Mais rétrospectivement, uniquement.

La grande planche montre l’éruption du Phénix dans une vallée perdue de l’Himalaya. Non, je ne trouve pas que ça ressemble à du Byrne. Mais c’est un phénix, et les phénix, dès qu’on commence à en faire un genre de rapace (ce qui est mieux, ça leur donne plus de prestance), on obtient forcément un air de famille.

Et puis j’avais eu l’idée de l’histoire bien avant Claremont et Byrne. D’abord.

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