Archives de la catégorie Baragrine

Bon. J’ai donc achevé dans les temps la 2e/les 3e et 4e page/s de notre joli conte de Noël. Ouéééééé! Bravo, moi!

Désolé, c’est un poil bâclé, mais j’ai eu envie de dessiner et je n’avais pas du tout le temps. Le papier buvait comme un ivrogne, le feutre pinceau donnait de bons résultats sur les crayonnés, et puis, une fois effacés les traits de crayon, l’apparence était toute vilaine. Et puis le Sagittaire était dans la maison de Vénus, ou un truc de ce genre. Les étoiles n’étaient propices ni pour moi, ni pour Cthulhu. Tant pis.

Pour répondre à la couleur d’ouverture, j’ai posé de la couleur en fermeture, même si, franchement, j’aurais préféré en employer bien moins. Mais mon projet premier (mettre seulement en couleurs la guirlande, avec peut-être aussi Alfie, au premier plan) ne fonctionnait pas bien, avec un dessin aussi chargé. La case était faite pour la couleur. Il fallait développer. J’ai dérapé.

Mais enfin, bref: le résultat est là. Disons que plus c’est petit, plus c’est mignon.

La prochaine fois, je prendrai le temps de m’appliquer, promis. En attendant, bonne année 2014!

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Normalement, vous auriez dû voir ci-dessous une histoire complète de Baragrine. Quatre petites pages, ou deux grandes, selon votre mode de décompte. Youhou! s’enthousiasment les trois ou quatre fans cacochymes et égrotants qui savent encore de quoi je parle. Ça m’a pris comme ça, subitement, une idée de gag, et l’envie de le dessiner pour le poster, ranimer ce blog, adresser mes vœux de Noël, bref, régler d’un seul coup plein de choses pendantes.

Seulement, dessiner, ça ne se fait pas tout seul. Je n’étais pas loin de la ligne d’arrivée, mais diverses tâches ingrates et subalternes sont intervenues pour me faire des croc-en-jambes à la plume. Les quatre pour Noël, c’était clair, je n’y arriverais pas. Et donc, il a fallu affronter la situation d’un regard lucide, et décider d’une solution. Dans l’état d’avancement des travaux, et compte tenu que je n’ai pas quatre bras, j’ai dû réviser mes objectifs.

Donc, j’ai fait vite. Le dessin est un brin bâclé, l’encrage (sur un papier de @#%€) est pas loin d’être une horreur. Tant pis, c’est l’intention qui compte.

Donc, en second lieu, voici le premier épisode d’un gag un brin hystérique de Baragrine qui sera conclu au premier de l’An. Merveille des fêtes à intervalle commode. Certes, sa thématique sera dès lors quelque peu obsolète, mais je vous zute; vous n’êtes jamais contents, de toute façon.

La prochaine fois, j’achèterai une carte postale du Pont de pierre et j’écrirai Joyeux Noël et bonne année au feutre dessus. C’est tout ce que vous méritez. Sales petits ingrats.

Et bon Noël quand même.

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Baragrine – A&A infos n°74J’ai été occupé.

Trouvé dans mes archives, ce vieux gag de Baragrine, le premier des trois seuls mis en couleurs, si ma mémoire est bonne: durant une phase faste, le fanzine de SF A&A se paya des couvertures en couleurs (mais en format A5), dont les couleurs devaient être composées en quadrichromie manuelle, un système consistant à décomposer les couleurs en trois volets par couleur primaire (cyan, magenta et jaune) et à appliquer des caches (trames ou peinture opaque selon la densité de la composante de sa couleur sur une surface donnée). C’était folklorique.

Par pure perversité, je vous la fais en (presque) noir et blanc. Y a plein de fautes de dessin qu’il faudrait corriger, mais bon…

Je continue à être ridiculement occupé – même si on atteint à la fin d’un cycle – et je viens juste marquer la place, histoire de témoigner de mon existence continue.

Une histoire de Baragrine prévue pour Comics Unlimited et donc je ne sais plus trop si elle a été publiée. La titraille post-Art Nouveau psychédélique est d’époque (1978 – oui, Virginia, des hommes ont vécu en ce temps incroyablement reculé), le lettrage aurait bien besoin de se reprendre en main, et l’on notera que je m’étais bien amusé à gratter et découper la trame pour faire quelques jolis effets d’ombre.

Mais c’est Photoshop qui m’a permis de gommer les traits de bords de découpe et de noircir les zones de noir qui grisouillaient sous la trame pas assez plaquée au papier.

Comme quoi, chaque époque a ses charmes et avantages.

Oui, oui, je suis pas mal occupé ces temps-ci, les blogs sont déjà mal partis et la suite d’ «Arthurienne», je vous raconte même pas. Et comme pour rafraîchir mon autre blog il me faudrait écrire un peu, je me contente de raviver celui-ci par deux dessins piqués presque au hasard dans une pile: la couverture et la page spectaculaire du Cinquième coin du monde, l’album de Baragrine que j’ai mené à terme. Histoire de prouver que j’en ai été capable une fois, alors qui sait?

Vous noterez que la couleur de la couverture semble bizarre: c’est qu’elle est faite en quadrichromie manuelle, qui exigeait qu’on décompose les couleurs en trois films de couleurs primaires (quatre si vous comptez le noir) et qu’on les indique en collant de la peinture opaque (aussi dite inactinique) sur les zones à 100% de couleur et des trames appropriées sur celles de proportions moindres. On coupait des films autocollants avec un cutter, on s’en fichait partout et il y avait toujours des erreurs ou des recouvrements qui se faisaient pas bien.

Rétrospectivement, c’était très amusant. Mais rétrospectivement, uniquement.

La grande planche montre l’éruption du Phénix dans une vallée perdue de l’Himalaya. Non, je ne trouve pas que ça ressemble à du Byrne. Mais c’est un phénix, et les phénix, dès qu’on commence à en faire un genre de rapace (ce qui est mieux, ça leur donne plus de prestance), on obtient forcément un air de famille.

Et puis j’avais eu l’idée de l’histoire bien avant Claremont et Byrne. D’abord.

Une poignée de dessins sortis de l’aube des temps (ou deux, trois minutes après) dont je m’aperçois, au moment de chercher un titre, qu’ils représentent tous des animaux. Surprise limitée, puisque j’ai surtout fait des bédés animalières. La couverture de Yellow Submarine illustre un de mes best-sellers (enfin, best-reprinter, disons plus justement), une petite histoire qui a été reprise deux ou trois fois – dont une dans Sapristi!, si je ne m’abuse – où le calamiteux auteur Sean O’Shaughnessy fait l’expérience d’une convention de bédé, très inspirée par les conventions américaines, celle de San Diego en particulier. J’avoue que c’est une histoire que j’avais bien aimé faire, parce que le comique en venait bien, autant celui du style effroyable de l’écrivaillon que le parler des gamins qui le harcèle, et qu’enfin l’humour purement physique de la poursuite finale. On notera aussi que je commence (enfin)à me colleter avec des décors qui ne sont plus une berge de rivière dans une forêt. Ç’aurait pu être le début de quelque chose de sympa si j’avais poursuivi dans cette veine.

En complément de programme, je vous mets ici un chti logo pour un fanzine d’André-François Ruaud sur le rock progressif, Acid Dragon, où j’ai illustré le titre assez littéralement, faute de savoir de quoi il s’agissait quand il m’a demandé un dessin. J’aurais dû le dépeindre nettement plus acide. Ah, ben oui… Si c’était à refaire…

Et une couverture du Catalogue Ailleurs, un peu hâtive, pour une promo d’une plaquette éditée et traduite par Jean-Daniel Brèque de la belle nouvelle de Michael Bishop, La Fiancée du Singe, fruit des amours littéraires de Mme Leprince de Beaumont et de Jorge Luis Borgès. J’ai commis la couverture et des illustrations intérieures. Je les posterai peut-être la prochaine fois. Il doit y avoir prescription, depuis le temps.

Mais ça va pas, la tête?

Trois posts en trois jours? J’ai pas autre chose à faire?

Si, si. Mais… deux réponses. D’abord, c’est quand on a autre chose à faire qu’on cherche tous les moyens de ne pas le faire. Ensuite, en voyant le vilain dessin d’hier, je me suis demandé comment je ferais les mêmes aujourd’hui. Comme je m’aime bien, j’ai décidé d’assouvir ma curiosité.

Vite fait, donc, avec les habituels soupirs sur l’encrage (mais au pinceau, avec mon nouveau pinceau, ça va un peu mieux, on dirait), et quelques changements: j’ai un peu serré les personnages, parce que j’ai travaillé sur un papier de format plus petit; on ne voit plus la Baragrine — normal; le Martien est désormais rouge, parce que planète rouge, parce que vert, dans l’herbe, c’était pas terrible, et parce que gris, comme les Petits Gris, c’était pas folichon.

Ah, flûte, j’aurais dû mettre trente-cinq. Je me suis laissé fasciner par la séduction du chiffre rond.

Bon, allez, c’est trop tard, ça restera comme ça, je vais faire ma vaisselle, maintenant.

J’ai plus d’excuse.

Fouillant dans mes archives, je tombe sur ce dessin. Il est vilain, mais j’ai des excuses: ce doit être mon tout premier dessin des personnages de Baragrine, donc je ne les avais pas encore vraiment à ma main. Ils se sont arrondis et améliorés depuis (rhôo, la gueule d’Alfie, quand même).

Et, comme nous sommes le 1er avril, on a même droit à un spectacle qu’on ne verra plus jamais: la Baragrine, sortie de l’eau.

1976, quand même.

Trente-cinq ans. J’ai comme un vertige…

Encore une qui aura été difficile à venir, pour des raisons d’emploi du temps, essentiellement. Encore une qui me plaisait nettement plus avant que j’efface le crayon. Mais bon, je ne vais pas savoir encrer proprement du jour au lendemain. Et la nouvelle venue est sortie plus ou moins comme je la voulais, ce qui est un soulagement. Pas facile de dessiner un visage féminin qui soit frappant sans être une bombe ni être laid.

Et les couleurs me satisfont. J’avais hésité entre jaune et rouge, ou bleu et jaune. En choisissant bleu et caramel, j’arrive à mitiger. Je ne saurai jamais choisir.

Le plus frustrant, dans ces pages, c’est que je suis obligé de concentrer les dialogues. Vingt-cinq ans que j’ai l’histoire en tête, les personnages ont beaucoup de choses à dire, et je dois filtrer. Et la prochaine page devrait en raconter un peu plus long.

Au travail…

J’avais espéré mettre en ligne la page 4 d’Arthurienne, mais des imprévus domestique et bureaucratique ont bien fichu mes projets en l’air. Pour occuper un peu l’espace, voici la première couverture envisagée pour Baragrin n°3 et laissée inachevée. La composition est pas géniale et les couleurs ne sont pas un triomphe du goût français — je pense que c’est pour ça que j’en suis resté là, avant de repartir sur la double couverture présentée précédemment.

Ici, j’ai juste fotochopé un nouveau sol, dans une nuance plus tolérable, parce que 1/ il n’était pas fini, et 2/ la couleur initiale était immonde. Totalement.

Bon, allez, je retourne chercher ma carte Vitale.